17 décembre 2010
The end... or not.

Je vous l'avais annoncé, et comme j'ai eu une après-midi de libre pour m'en occuper... bref Porte-Plume déménage !
Mon projet initiale d'un blog/site consacré à mes écrits à finalement put se mélanger au projet blog pur et simple qu'était Porte-Plume.
Je m'en suis donc allée vers Wordpress (merci aux cours d'informatique hein ? Sinon c'est comme LiveJournal : j'y aurais jamais touché XD) et j'ai pu mettre sur pied La Croisée des Chemins !
Bon pas la peine de tergiverser plus longtemps : adieu ici. Et à tout de suite ailleurs !
Il suffit juste de suivre le chemin qui suit -->
15 décembre 2010
WinterCold& cie...
C'est débile comme titre d'article non ? J'essaye de faire dans l'originalité et le sympatoche mais je crois que je me heurte à un échec lamentable... enfin passons, comme c'est en forgeant qu'on devient forgeron je le laisse et je me dis qu'un jour je ferais mieux =D
Bref.

Vous l'aurez compris il fait froid. Un vent glacial est revenu tomber sur Grenoble pour nous fouetter le visage (et le prochain qui me ressort que y'a pas de vent à Grenoble je le tue... nan mais vraiment, OK on a pas tout le temps des bourrasque à déraciner les platanes mais quand on en arrive à entendre le vent littéralement siffler dans ses oreilles y'a de quoi se poser des questions).
A chaque que je traverse mon quartier, seule, et que je passe en quatrième vitesse le parking et l'école, les mains dans les poches en songeant à mon radiateur, j'ai toujours une pensée pour mes persos de END que j'ai figé dans un froid perpétuel.
Si vous savez comme je les plains alors que je subit une telle température !
Car END, se passant en 2100, est quand même bien différent de Marcheurs, en 2010. Si les dérèglements climatiques dans le second étaient plutôt contrôlés et léger, j'ai plongés les premiers dans un froid perpétuel : températures inférieures à 0 tout le temps et violentes bourrasque.
La Terre sombrant dans une coquille de glace. L'Académie soit dépenser une somme astronomique en chauffage pour empêcher les élèves de geler dans leur chambre...
Donc tout ce blabla pour dire qu'il est quand même plus facile d'écrire sur le froid en vivant le froid... j'ai donc bon espoir de finir cette partie II durant l'hiver ; inspirée par les gouttières gelées et mes joues insensibles une fois revenue à l'abri dans une pièce fermée.
Car mine de rien Marcheurs 3 avance à une vitesse folle, presque trop vite (c'est un comble !) alors que END stagne à mes explications politiques ><

EDIT
Wouah j'allais oublier un détail important ! (il est temps que j'aille dormir moi...). Ce blog risque de déménager prochainement ("prochainement" signifie "peut-être pendant ces vacances si j'arrive à faire tout ce que je veux sur l'autre plate-forme')
Il va passer sur Wordpress =D (riez pas, j'applique mes cours). Plus sérieusement avec Wordpress je vais pouvoir poursuivre Porte-plume et ses actualités Ô combien fascinantes sur ma vie littéraire d'un côté et réserver à mes romans tout une autre grosse partie qui était initialement sur Overblog :)
Ce sera donc plus pratique.
Idéalement j'aurais lancé ce "second blog" (ou cette suite de blog) après acceptation de mon manuscrit par un éditeur. Sachant que la chose peut prendre un an comme dix je préfère anticiper :p
07 décembre 2010
Méditations inutiles

Je me cite moi-même ce soir... je crois que ça ne m'étais pas encore arrivé ! La phrase ne spoil rien du tout (même si, hein, vous vous en fichez) mais elle m'est venue naturellement alors que je finissais de raconter l'histoire de quelqu'un. Une conclusion à laquelle j'ai moi-même souvent aboutie.
Il vous est peut-être arrivé de penser (alors que vous êtes dans le train pour rentrer chez vous par exemple,) "et si je ne descendais pas à la station prévue" ?
La Terre ne s'arrêterait pas de tourner pour autant mais vous auriez l'impression de faire un bon de géant !
Dans le train, en voyant défiler des forêts, des champs et des rivières, je me dis que je pourrais arpenter tout ça seule. Que me lancer serait dur mais que continuer deviendrait un automatisme, peut-être même un besoin vital. C'est un peu comme un jeu : voir jusqu'où on est capable d'arriver en avançant tout droit.
J'ai longtemps rêvé de ça, de cette audace qui ne m'arrivera jamais. Alors je fais couler mes envies sur des personnages de papier, je donne mes craintes à certains et des désirs incontrôlés à d'autres. Et puis ils avancent pour moi, traversent des endroits que je ne verrais jamais et qui en même temps ne seront jamais mieux vus que par moi-même.
Ils font des kilomètres physiques que je ne ferais peut-être jamais, mais ils se transforment en kilomètres psychologiques que je suis avec attention.
Ais-je déjà mentionné à quel point j'aimais écrire ? :p
04 décembre 2010
This is where the story ends...

Ou du moins le séjour parisien :)
Officiellement il s'achève demain soir, mais Fabienne est partie tout à l'heure et nous avons avec Amélie un programme différent pour le dimanche.
Mais parlons d'aujourd'hui, aujourd'hui qui devait être (et a été) LA journée dédicace. Trois personnes, c'est exactement le nombre qu'il faut pour enchainer tout ça. L'aprèm n'a été que passage de bouquin, file d'attentes, retrouvailles dans file d'attente puis re-attente... Imaginez-vous un relais où les coureurs se passent un bâton jusqu'à l'arrivée : on a fait ça avec les livres.
En fait ça conjugue aussi le côté "course d'orientation"... beh oui allez vous y repérez entre 2 étages de stands vous ! C'est pas aussi facile que ça en a l'air !
En fait le matin était plutôt tranquillou, vu qu'il n'y avait quasi personne °° (ah bah oui ça change du vendredi matin avec tous les ados de collège/lycée trainés de force au milieu de ces choses dangereuses et immondes que sont les livres :p). On a donc joué utile et fait nos derniers achats prévu (en ce qui me concerne : FMA 24, Phaenomen 2 et Tara Duncan). On s'est aussi acharnée à un tirage au sort qui avait lieu toutes les heures... et j'ai gagné ! Un tome d'"Oksa Pollock".
Ça me rajoutais une dédicace de plus tiens !
Avant d'attaquer tout ça j'ai eu une SUPER chance de rencontrer Benjamin Carré. Monsieur est illustrateur pour info (il s'est occupé de couvertures des livres de Carina Rozenfeld et j'adore son boulot). Il dédicaçait un album de Peter Pan illustré par ses soins... un album super beau mais je pouvais pas me permettre de l'acheter T_T
Jouant la carte de l'étudiante fauchée (lancée par Fabienne la veille) j'ai bravement sortie mon accréditation d'entrée au salon (me regardez pas comme ça : y'avait personne) et je me suis avancée avec détermination et courage :
Moi : oui euh voila je sais que ça se fait pas trop mais... vous pourriez me dédicacer mon accréditation ? J'ai que ça en feuille blanche et j'adore ce que vous faites !
Lui : euh... °°
Moi : J'ai acheté "Les portes de Doregon" hier mais je savais pas que vous dédicassiez et je l'ai pas ramené ^^"
Lui : allez-y donnez, vous voulez quoi.
Moi : *blush* Oh bah faites vous plaisir ! Ce que vous voulez !!
Je le regarde réfléchir (les filles n'en ratant naturellement pas une miette), puis je lui vois une lumière dans les yeux :
Lui : ça vous dérange si je vous dessine un Tricératops ??
Moi : °° *ais-je bien entendu ?* Ah bah non... c'est mon dinosaure préféré en plus.
(non je ne lui ai pas raconté ma vie, j'ai retenue l'anecdote du "quand j'étais gosse je voulais être paléontologiste comme 85% des gosses" de justesse...)
Et le voilà donc fièrement lancé, me faisant un SUPERBE Tricératops. Sérieux, ça pue la classe comme dirait Héléna XD
Un peu plus tard je suis revenue sur le stand avec Fabienne et on a même réussie à atteindre le coeur de la responsable pour avoir une de ses affiches/illustration de Peter Pan SANS acheter de livre *w*
Une journée de veinarde !
Niveau casse-dédies (ouais je suis une d'jeuns moi) je vous la fait courte : Je me suis sentie grosse intrus pour Tara Duncan et Oksa Pollock (surtout elle, ça a un succès monstre ce livre ! Toutes les petites avec leur cravates... C'était trop chou °° Genre moi je mettrais le costume pour JK Rowling bah elles c'était pour Oksa Pollock) : mais les 2 auteurs (3 en fait mais passons) étaient super sympa. Du coup ça donne toujours bien envie d'ouvrir le livre et de s'y lancer :)
Par contre rencontrer Erik l'homme m'a plus émue que je l'aurais cru. Était-ce son sourire charmant ? (oui Erik l'homme est super classe ^^) ou juste le fait que je réalisais que ma lecture de Phaenomen m'avait VRAIMENT plut. En tout cas j'étais toute désarmée face à son regard signifiant "parle moi un peu de ce que tu as aimé dans tes lectures"... j'aurais dû faire un discours T_T Mes paroles se résumant grosso-modo à "c'était super, vraiment c'était... super. Bravo. Enfin je veux dire... bravo". Bon rassurez-vous j'ai pu caser 2-3 phrases "sujet-verbe-complément" au milieu mais ça m'a semblé être l'idée générale XD
Enfin bref voilà, c'était Montreuil. Vraiment génial de mon point de vue ! Le retour à l'iut risque d'être... brutal. Très brutal.
Ps : Demain je vois Neph' !!
Ps 2 : Benjamin Carré était trop beau...
Ps 3 : Il fait moins froid.

03 décembre 2010
Compote de pieds : Salon de Montreuil
Commençons cet article par un détail qui se sera confirmé tout au long de la journée : bien que présente physique, Amélie nous présente quelques absences psychologiques.
Ainsi, dans 12m² de colocation elle vient de réussir à oublier que j'avais gobé un doliprane sous ses yeux cinq minutes avant... ça et d'autres souvenirs qu'il a fallut lui rappeler tout au long de la journée =D
Passons.
Aujourd'hui c'était notre premier jour de salon !
Mais il parait que je dois d'abord vous causer métro... causons métro donc. Je crois pouvoir déclarer que ni Amélie ni Fabienne n'aime ça.Il faut dire que le concept "sardine en boite" est un truc typiquement parisien auquel on ne s'habitue qu'au fil des ans je crois...
Je crois donc surtout que c'est mort pour elles. Je les entendrais se plaindre : tant pis :p
Le salon de Montreuil donc :
En quelques mots : 2 étages et pleins, pleins, pleins de choses à voir ! Oui enfin, des livres quoi, mais OUAH *o*
Bon on s'est vite séparées hein, et il a vite été évident qu'au salon de Montreuil tu ne planifies pas tes séances de dédicaces : tu les vis à minute près !
S'il était donc facile d'avoir un petit mot de Carina Rozenfeld sur mon exemplaire des "Portes de Doregon" (<3) (OK, à condition d'attendre 16h30... ce fut quand même l'occasion de lui apprendre qu'il existait en France une licence pro avec le doux intitulé de "littérature et documentation sur la jeunesse"...) ce fut un peu plus long pour avoir la dédicace de Boulet (auteur de blog-BD). Là j'ai attendu 1h30, en fin de journée, avec des pieds qui me donnaient l'impression de ne plus supporter le poids de mon propre corps (et là bah putain : ça fait mal !).
Mais Boulet est génial en salon ! (ça fait bizarre d'écrire ça XD Quelle idée de pseudo aussi...) il discute, te fait la dédicace que tu veux (j'ai eu un steak qui danse : c'est vous dire), se permet des commentaires du genre "vous êtes vachement bruyantes en fait". Il a même essayé une blagounette en se tournant vers Amélie il lance "Oh Solène ! Tu es là !" "Euh... Solène c'est elle" " Ah merde. J'avais entendu ton nom et je voulais faire une blague mais... ouais non c'est un échec".
Fabienne a joué la carte de l'étudiante fauché : ainsi Rodrigue lui a fait une jolie sorcière sur... son accréditation de salon (à défaut d'avoir une feuille blanche digne de ce nom). On en est venue à évoquer les dédicaces sur soutif, jusqu'à lancement de parie entre mes deux folles de comparses. Finalement y'a eu annulation de pari : pas drôle.
Amélie quant à elle a activement cherché un certain hamster nommé Serge... inconnu aux éditions de BD
Moi j'ai tapé la discute au directeur jeunesse de l'édition de l'Atalante *w* (dixit le monsieur qui devra se relire mon merveilleux manuscrit retravaillé, hem).
Petite déception pour Rebecca Dautremer (illustratrice de grand talent) qui, après 15 minutes de retards, a soupiré devant sa cinquantaine de fans qui usaient de ce qui restaient de leur pieds pour pas s'évanouir devant sa table de dédicace, avant de se lancer en mode "usine". Elle dessine, signe, te rend le livre : au suivant !
Moi aussi, j'adôre ce que vous faites...
Demain : mission commando de la dédicace ! Beaucoup d'auteurs à voir avec une marge de temps de trente minutes entre chaque, ça va être chaud, ça va être chaud ! (ça va faire mal d'ailleurs).
Mais l'avantage de demain c'est qu'il n'y aura aucune classe en visite : amen ! Trop de gosses tue le gosse, j'vous le dit.
Ps : il fait toujours aussi froid.

02 décembre 2010
Escapades parisiennes tome 2
Aujourd'hui c'était promenade.
Nous marchâmes, marchâmes et marchâmes encore jusqu'à n'en plus pouvoir sentir nos pieds (ou ent out cas sentir une forte douleur à la place). Partout dans la France il neige de nombreux centimètres, bloquant route et véhicules. A Paris il fait -11 au matin et -6 l'après-midi.
Vous vous rappelez du film "les Visiteurs" ? Quand Jaquouille fait "jour/nuit/jour/nuit" ? Bah nous entre les magasins et la rue c'était "froid/chaud/froid/chaud".
Au programme ce fut descente des champs Elysées du côté gauche ("merde le bon côté de magasin c'était l'autre !" puis remontée des champs Elysées côté droit ("allez on file à Disney store !"). Ensuite je sais pas trop comment on s'est débrouillées mais on s'est orientées en direction du marché de noël pour aller ensuite vers le Louvre.
Pour tout vous avouer c'était Fabienne le GPS humain. Une carte dans la tête j'vous dis !
Marché de noel donc, côté gastronomique. Je pense que la tête qu'on tirait avec Amélie devant chaque échoppes valait son pesant de cacahuètes. J'ai humé tour à tour l'odeur des frites et des crèpes en me sentant parfaitement capable d'en manger à seulement 2heures de l'aprem.
Ma réputation de goinfre n'est plus à refaire de toute façon...
Le but final de la journée c'était le musée du quai Branly suivi d'un restau japonnais.
Bon je crois qu'au final je les ai un peu trainé au musée (moi je m'extasiais toute seule : j'aime ce musée !) Mais il semblerait que la librairie anglaise ait faite fort impression (le café aussi... il avait beau être hors de prix c'était notre première pause en 3h de marche ==").
Et le restaurant ! *w* Un délice.
Voir les filles se battre avec des baguettes était assez fantastique (entre celle qui gérait le choppage de ravioli et l'autre celui des pâtes... il aurait fallut qu'elles unissent leurs cerveaux le temps du repas :p
Pour changer j'ai prouvé au monde (bon OK à mes deux accompagnatrices attitrées) que j'ai un estomac sans fond. Alors qu'elles mangeaient bravement un gros bol de ramen (pâtes/raviolis/algues/bambous...) je dévorais une petite salade, de la soupe mise, 3 gyozas et un plat de Donburi (du riz avec du porc panée <3)... et j'en aurais encore mangé plus si j'avais osé (et si je m'endormais pas sur la table à cause du contrecoup froid/chaud...)
Instant tragique que fut le retour à l'appart, après de multiples soupirs soulagés, de "ouf on va pouvoir dormir" et autres expression de notre intense fatigue, il en est ressorti une conclusion bien triste : on a pas travaillé le marketing.
Et là, ce fut le drame.

Le petit monde d'Amélie

On m'a demandé de rédiger une sorte de journal de bord de nos péripétie à Paris. Rappel : je suis partis jusqu'à dimanche pour aller au salon de Montreuil, accompagnée de 2 amies d'iut : Amélie et Fabienne.
La neige a tombé drue en cette nuit de mardi à mercredi, je me réveillais vers 5 heures, constatant avec - je l'espère - un petit côté ténébreux, un de ceux qui habitent les héros de film. En fait je devais juste avoir l'air brumeuse et après un constat rapide ("ah putain il neige toujours c'est trop beau mais ça va bloquer les trains") je décidais de me recoucher.
Une journée de cours passée à patauger dans la boue, quelques retards pour se rejoindre à la gare et un long trainage de valise de 30kilos plus tard, nous voici vaillament installées dans notre wagon n°8.
"prenons une table à 4, y'a personne"
"on risque de tomber sur des chiants..."
"mais nooooon"
Cinq minutes après on passaient d'une table à l'autre parce qu'un gus nous a demandé de dégager gentiment vu que c'était sa place et que au moins, si c'était nous qui bougions, lui n'aurait plus à dégager. Soit nous passons juste en face, échangeant des coups d'oeil quelques peu rageurs.
Le train s'ébranle et alors qu'une âme poétique commence à m'envahir (3heures de trains c'est bon pour l'écriture) nous voilà en fait partis sur des conversations à tort et à travers, entrecoupé de rires parfaitement bruyants.
Prenant mon Ipod j'essaye de disparaitre un temps (le besoin de solitude habituelle voyez-vous). 15 minutes après elles avaient réussi à faire dégager le groupe qui nous avait d'abord chassé. Douées, très douées.
Finalement le voyage dure 4h au lieu de 3 (rappelez-vous : la neige) mais il est passé incroyablement vite ! Entre mon mattage d'épisode de Lost et un petit karaoké avec Fabienne sur les tortues ninjas, Cabrel, les tortues ninjas, Goldman...
Bref à 2 nous fîmes chier tout un wagon =D
Retour à Paris ! Retour aux senteurs si particulières du métro. Oui bon, OK, soyons franc : le métro ça pue. Mais pour moi à qui Paris avait vraiment manqué je retrouvais la lourde odeur de pollution bien familière qui d'une certaine façon fait partis de la ville.
Allez-y, traitez moi de folle.
Arrivage à l'appart en un temps reccord : pitit mais très pratique (et on remercie encore ma soeur ! )
Et là, après dépliage de clic-clac pour les filles et sac de couchage pour moi, nous découvrons le petit monde d'Amélie : ses petites habitudes avec son pot à brosse à dent, ses aller-retour pour se passer de la crème...
A : et tu fais quoi Fabienne ?
F : je réchauffe le lit chérie.
...
La soirée sur clôt sur moi, écrivant cet article dans le noir (et le froid, saleté de chauffage que j'ai baissé ! j'aurais pas dû) et sur Amélie nous faisant un dernier aveu possiblement utile : "parfois je parle dans mon sommeil... où même je cris. Faut pas prendre peur"
C'est toujours bon d'être prévenu.
30 novembre 2010
Lecture
Parlons un peu du monde de la nuit avec ma dernière lecture. Rangez Twilight et ses personnages statufiés bouffant du chevreuil au fond d'un placard, remémorez-vous plutôt Anne Rice où la sensualité côtoie les réflexions sur la vie et la mort...
Vous y êtes ? Engageons nous sur les chemins des âmes égarées alors :

Âmes perdues - Poppy Z. Brite
Histoire :
L'histoire débute dans un bar, au cœur de la nuit. Jessy, jeune adolescente toujours vêtue de noir, est installée comme toujours dans son bar préféré du Vieux Carré, à la Nouvelle Orléans. Comme toujours elle attend simplement, elle les attend eux.
Quinze ans après nous retrouvons Nothing, gamin maigre et égaré dans le monde qui l'entoure. Il est un "enfant de la nuit", un de ces ados qui cherchent une raison de vivre dans les plaisirs du sexe, de la drogue et l'alcool. Habillés en noir, écumant les bars la nuit, vivant dans une bi-sexualité qu'ils voient comme soudure essentiel à leur groupe d'amis. Mais Nothing ne se sent pas à sa place, ne se sent pas là où il devrait être. Seul la musique des Lost Souls? dont on lui offre une cassette lui donne l'impression de vivre un peu.
Alors une nuit, las de tout, il part sur les routes.
Dans cette histoires où les personnages croisent leur route par un hasard quasi-providentiel on retrouve les vampires ivres de sang, d'alcool et de tous les plaisirs possibles : Molochai, Twig et le séduisant, l'ensorcelant, Zillah. Ils sont la nouvelle génération, capable de boire et de manger, capable de sortir au grand jour. Capable du pire.
Et il y a Steve et Ghost, amis depuis l'enfance, duo atypique et touchant dans la confiance absolue qu'ils s'accordent.
Pour Nothing, deux routes s'ouvrent sous ses pieds.
Avis :
Sexe, alcools et drogues. Voici les maitre mots qui définissent le décors de ce roman. Et derrière-eux, dissimulé avec une grâce incroyable, on peut lire "recherche d'identité" "affirmation de soi" et "amour". L'amour parentale et fraternelle. L'amour pure et l'amour triché. L'amour que l'on cherche à combler et celui qui nous manque.
Les phrases s'enchainent comme une jolie poésie, les pires actes tombent en désuétude sous la nonchalance de Nothing, les scènes les plus crues se tissent en fil d'or autour d'un vocabulaire divin. L'écriture est un des points fort de ce roman, rien que pour la beauté des phrases on souhaite continuer jusqu'au bout. Jusqu'à la dernière goutte.
Au niveau de l'histoire on commencera par déplorer le nombre limité d'hétéro ("mais c'est pas vrai, tous les jeunes ne sont pas débauchés à ce point là !") mais au fil de l'histoire on met ça de côté. Et surtout, pour peu qu'on connaisse un peu Anne Rice, l'homosexualité chez les vampires est presque un credo maintenant. Le parcours de Nothing, son évolution et sa quête d'identité, est très bien retranscrit. Les personnages s'enfoncent (s'ils ne le sont pas déjà) dans une spirale infernale dont les rouages se mettent en place très lentement. Si lentement qu'on ne peut pas vraiment prédire la fin. Au final tout aurait été possible, tout n'est qu'une question de choix.
Bref un excellent livre de vampire et de magie (oui je me suis tus sur le personnage de Ghost, mais il n'est pas le moins étrange :p ) où on aimerait leur conseiller de lever le pied sur la boisson tout en sachant qu'au final c'est ce qui les fait tenir. Ivresse de vie et de sang.
Car le sang, c'est la vie.

29 novembre 2010
So cold

Le vent de Grenoble peut être tour à tour rafale glacée en pleine figure et atmosphère fraiche. Agréablement fraiche. L'avantage quand on distingue les montagnes c'est qu'on en arrive à oublier la pollution pour se dire que ce vent frigorifique qui nous mord la peau vient des monts enneigés.
Seulement les monts. Premiers flocons vus : vendredi. Derniers flocons vus : vendredi.
*soupir*
Mais mercredi soir je quitte l'hiver grenoblois pour 4 jours d'hiver Parisien ! Niveau pollution c'est le même problème mais changer d'air - aussi pourri qu'on nous raconte qu'il soit - va me faire un bien fou. Malheureusement je doute de pouvoir tester les merveilles du changements d'environnement sur mon écriture vu que je monte avec des amies. Pour aller au salon du livre jeunesse de Montreuil qui plus est.
Buts : me ruiner en livres. Perdre mes jambes à force de faire la queue pour les dédicaces. Crever d'envie devant tout se que mon porte-monnaie ne pourra plus me payer.
Si ça c'est pas du bon programme =D
Alors mes quatre compagnons toujours bloqués dans la ville de Lyäln, mes cataclysmes prévus pour 2100 (eh non, pas 2012)... ils attendront lundi soir. Ou mardi soir parce que je vais être morte de fatigue... ou plutôt mercredi parce que j'ai des partiels.
Dure d'être étudiante.

HS : oh et puis aller voir HP, HP c'est le bien =D
23 novembre 2010
Salon du livre

Une petite news de mon expérience en Salon du livre.
Ma ville, Romans, accueille depuis 10 ans un salon avec chaque fois un thème prédominant... cette année c'était les 10 ans et j'ai pu faire partie du staff :3
Bon ça voulait dire faire la caisse... et niveau rythme répétitif j'en suis venue à rêver que j'encaisse encore des clients "xD Mais je me suis éclatée !
En fait la caisse, j'aime ça !
Et l'ambiance salon du livre est assez unique en fait (l'ambiance "salon" tout court si je compare avec la Japan Expo).
J'ai pu découvrir les illustrations de Antoine Guilloppé, je me suis même fait dédicacer son album "Pleine lune" (que voulez-vous, même en me promenant au minimum il fallait bien que je craque à un moment). Dans un autre genre j'ai aussi découvert l'envers des salons, les soirées "allons boire une bière ailleurs là l'ambiance est trop pourrie"
Un weekend où j'en ai oublié jusqu'à stresser pour une interro ratée d'avance, un weekend crevant qui m'a davantage convaincue de deux choses essentielles :
- Je veux être auteure pour parler de mes bouquins avec d'autres, entendre des avis positifs ou négatifs
- Je veux être libraire, même si je n'ai pas eu à m'occuper de tout le côté chiant des retours, des remplissages de cartons &cie
- Je veux aller au salon de Montreuil ! (plus qu'une semaine !!)
PS : Le concours de nouvelle de Romans compte 150 participants cette année. Ça me fait bizarre de me dire que ma ptite nouvelle se trouve au milieu "xD (et j'ai pas trop d'espoir pour elle)












